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UNE SORBONNE HUMAINE POUR SORBONNE UNIVERSITÉ Elections à la Faculté des Lettres 14 novembre 2017
UNE SORBONNE HUMAINE POUR SORBONNE UNIVERSITÉElections à la Faculté des Lettres 14 novembre 2017 

La communauté et la fusion

 

 

La fusion est faite, c’est entendu. La messe est dite, inutile d’y revenir. Pourtant, il reste un dernier détail à régler, le vote du Conseil d’Administration le 20 janvier prochain. Car c’est là seulement que la décision sera prise, et nous n’avons jusqu’ici tiré que des plans sur la comète. Comment cela se fait-il ?

 

Au moment de sa réélection, le Président avait annoncé un vote imminent sur la fusion, projet qui se confondait, avait-il souligné, avec sa candidature. Mais dès son élection, il a changé d’idée et a préféré soumettre au Conseil d’Administration, pour des raisons administratives et juridiques bien difficiles à comprendre, un vote sur une « résolution provisoire ». Ce changement avait une petite conséquence : au lieu d’une majorité absolue du Conseil d’Administration (19 voix), un tel vote n’exigeait qu’une majorité relative. Or, sa résolution provisoire n’a obtenu que 18 voix. Si le Président avait soumis au Conseil d’Administration un vote sur la fusion, il aurait échoué. Son calcul politique s’est donc avéré payant.

 

Mais l’équipe présidentielle a, depuis des mois, engagé des projets, et agi comme si la fusion était actée, alors même que sa majorité n’était pas suffisante. Et aujourd’hui souffle un vent de panique : le Conseil d’Administration se livrerait à une véritable trahison s’il n’entérinait pas le projet de fusion. Mais a-t-on écouté l’avertissement clair qu’il a donné ?

 

Alors, nous explique-t-on, un vote négatif du Conseil d’Administration irait à l’encontre de la volonté générale, telle qu’elle s’est exprimée nettement au cours des élections aux Conseils centraux de l’université, et à la Présidence. Car il y a eu, chez les enseignants, en rang A et en rang B, un véritable raz-de-marée en faveur du projet présidentiel. Or, le système électoral du Conseil d’Administration, qui donne une prime à la majorité, n’a fait qu’accentuer cette quasi-unanimité, elle-même appuyée encore par l’élection des membres extérieurs, très majoritairement en faveur de la liste présidentielle. Et on ne compte pas les quatre personnalités nommées, toutes en faveur de la fusion.

 

Bref, sur les 36 membres du Conseil, il devrait y avoir au moins 37 voix en faveur de la fusion. D’où vient donc cette ombre d’un doute ? Aurait-on mal interprété le résultat des scrutins, qui n’a dégagé qu’une mince majorité en faveur de l’équipe présidentielle chez les enseignants, et une quasi-unanimité en sens inverse chez les BIATSS et chez les étudiants ? Et, surtout, a-t-on considéré que seuls les enseignants-chercheurs avaient voix au chapitre, au mépris des BIATSS, qui sont nos collègues, et des étudiants, vis-à-vis de qui nous sommes responsables ?

 

Pourtant, le système du vote n’est pas défavorable à la fusion. Nous passerons rapidement sur cette démocratie partielle, où le vote fait intervenir 4 voix non élues, et toutes choisies pour aller dans la direction où l’on souhaite nous conduire. Mais si l’on veut changer la moindre virgule dans le statut d’une simple UFR, il faut un vote des deux tiers du Conseil ; là, pour faire disparaître une université, la majorité suffit. Bref, tout est le contraire de ce que l’on nous dit : car si la fusion passe, ce sera sans la majorité des élus ; et si elle est rejetée, ce ne sera pas dans la proportion écrasante qui correspond en fait à la volonté de notre communauté.

 

Nos listes, au moment du vote, avaient réclamé un referendum sur la fusion. Pour une décision aussi importante, celui-ci s’imposait. Lui seul aurait permis l’expression d’une véritable démocratie.

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