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UNE SORBONNE HUMAINE POUR SORBONNE UNIVERSITÉ Elections à la Faculté des Lettres 14 novembre 2017
UNE SORBONNE HUMAINE POUR SORBONNE UNIVERSITÉElections à la Faculté des Lettres 14 novembre 2017 

L'université de demain

 

Les grandes universités fusionnées que le Ministère s’acharne à créer sur les ruines de notre système, et avec notre assentiment devenu nécessaire depuis 2009, ne sont qu’une partie d’un ensemble. Tant pis pour la qualité, le but est de faire des économies, et elles ne seront pas petites.

 

Pour les BIATSS, l’affaire est entendue : une fusion est une réduction de personnels. 2 deviendront 1,2, la restructuration des services permettra aisément cette opération. Qui considère encore le préjudice pour l’encadrement de nos étudiants ?

 

Pour les enseignants-chercheurs, c’est plus complexe. Bien sûr, une fusion permet de faire oublier les disciplines à faibles effectifs d’étudiants, et le gain de postes se fera là en priorité. Dans toutes les universités fusionnées, par ailleurs, l’ensemble des disciplines de lettres, langues et sciences humaines a connu d’importantes pertes, mais ce ne sera qu’un début. Le nouveau système de formation en majeures et mineures va aussi marginaliser les disciplines trop spécialisées, et conduire à leur disparition. Dans quel cursus sera enseignée la linguistique latine ?

 

Les nouvelles dispositions sur le doctorat, pour leur part, nous rapprochent toujours plus du modèle pensé comme parfait des thèses de médecine. Et la nouvelle agrégation sera la cerise sur le gâteau du doctorat. L’agrégé docteur pourra être alors le candidat idéal aux postes de PRAG, qui se substitueront avantageusement aux maîtres de conférences, avec une nouvelle équation : 384=192. Il s’agit, bien sûr, des heures annuelles d’enseignement, à salaire à peu près égal. Le préjudice ne sera cette fois pas seulement pour les étudiants, mais aussi pour la recherche. Mais qu’est-ce que la recherche en sciences humaines, déconsidérée comme elle l’est aujourd’hui ?

 

Le clivage de notre système d’enseignement supérieur n’en sera que plus profondément aggravé. D’un côté, les grandes écoles, les grands établissements, auxquels nulle fusion n’est demandée, et qui conserveront donc leur taille humaine et leur taux d’encadrement, représenteront une élite renforcée. De l’autre, l’université redeviendra le système de masse qu’elle formait dans les années 1960.

 

Comme Paris 1, comme Paris 2, comme Paris 3, disons NON, en refusant la fusion, à cette compromission de notre système universitaire.

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